« Connaître sert beaucoup pour inventer. » (Mme de Staël)

Catégories

  • La Fontaine

    - Figures féminines chez La Fontaine -

    Attention ! La Fontaine est au nouveau programme de français 2019-2020 (Bac)

    Fables, Livres VII à XI

    Parcours de lecture : Imagination et pensée au XVIIe siècle

    Vous trouverez ici :

    Livre VII :

    Livre VIII

    Livre IX

    Livre XI

     

    Bon à savoir sur la fable

       Dans son ouvrage Les Textes : types et prototypes, Jean-Michel Adam cite Claude Simon et son discours de réception au Nobel à propos du processus de fabrication de la fable :

       "Selon le dictionnaire, la première acception du mot fable est la suivante : Petit récit d'où l'on tire une moralité.Une objection vient aussitôt à l'esprit : c'est qu'en fait le véritable processus de fabrication de la fable se déroule exactement à l'inverse de ce schéma et qu'au contraire c'est le récit qui est tiré de la moralité. Pour le fabuliste, il y a d'abord une moralité... et ensuite seulement l'histoire qu'il imagine à titre de démonstration imagée, pour illustrer la maxime, le précepte ou la thèse que l'auteur cherche par ce moyen à rendre plus frappants."

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  • Princesse de Clèves

       « Qu’on dise roman ou non, au fond, ça les regarde, les lecteurs. La lecture, c’est le roman. Quand elle se produit, rien ne peut se comparer à cette lecture-là, elle est miraculeuse. Je peux dire : c’est moi qui ai écrit La Princesse de Clèves, après l’avoir lu. Ce livre, je l’avais toujours mal lu. Je l’ai relu il y a deux ans. Ça a couvert deux ans de ma vie. C’est un bonheur qui dure depuis deux ans. La Princesse de Clèves, c’est un dérèglement de l’écrit. Ça va presque jusqu’à la démence, comme Mme de La Fayette la remonte, cette femme. Elle la remonte comme un fleuve. » (Marguerite Duras)

    La Princesse de Clèves est au nouveau programme de Français 2019-2020.

    Egalement en 2021-2022

    Parcours : individu, morale et société

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  • Théâtre

    Le théâtre ou LE genre littéraire du 17e siècle

       On peut à cet égard citer Aristote : « La tragédie est un histoire qui commence bien et qui finit mal. La comédie, une histoire qui commence mal et qui finit bien. » Aristote a défini dans sa Poétique la tragédie en tant que genre théâtral : elle consiste à utiliser les larmes afin de purifier l’âme humaine de ses passions (catharsis), contrairement à la comédie qui utilise le rire pour parvenir au même résultat : « La tragédie est l’imitation d’une action grave et complète, ayant une certaine étendue, présentée dans un langage rendu agréable et de telle sorte que chacune des parties qui la composent subsiste séparément, se développant avec des personnages qui agissent, et non au moyen d’une narration, et opérant par la pitié et la terreur la purgation des passions de la même nature. »

       De nos jours, on a dépassé cette vision, notamment avec le théâtre de l’absurde. Mais au 17e siècle, où la littérature et l’homme sont en devenir, tout a du sens...

    Source de la citation : Bertrand Vergely, Petite Philosopihe pour jours tristes, Milan, 2003.

    Généralités à propos de la tragédie

       À la fin du 16e siècle, la tragédie, empruntée à l’Antiquité par les poètes de la Pléiade, remplace les mystères et les « moralités » du Moyen Age. Mais la tragédie régulière reste un divertissement de lettrés et la tragédie jouée en province tend à reprendre la forme et le ton des genres médiévaux : sujets romanesques, suppression des chœurs antiques, introduction d’épisodes comiques.

       C’est par étapes que la tragédie prend sa forme définitive au détriment des genres concurrents, tragi-comédie et pastorale. 

    Le théâtre du Marais aujourd'hui   Apparaît alors la règle des unités, déduites d’Aristote, adoptées par la troupe du Marais : clarté, précision, concentration, vraisemblance. La durée de l’action est réduite à celle de la représentation.

       Avec Corneille, apparaît une action psychologique : les événements ne sont que des prétextes à l’analyse des sentiments ; ce sont les caractères qui sont à l’origine des événements (sauf ceux de la situation initiale). Les aventures passent à l’arrière-plan.

       Avec Racine, l’intrigue est simplifiée encore, le nombre de personnages est retreint et l’action est proche de son dénouement. Il s’agit de représenter les passions humaines.

       Une dernière remarque d'Aristote, qui fait de l'action le ressort dramatique : "Sans action il ne saurait y avoir de tragédie, tandis qu'il pourrait y en avoir sans caractères... Les caractères viennent en second" (Poétique) et ils sont déterminés par l'action et non l'inverse.

    Remarques étymologiques

    * Théâtre ou art dramatique = du grec drama, action. 

    * La comédie prend naissance dans le cômos, fête carnavalesque et rurale en hommage à Dionysos, dieu du vin.

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